De la COP 21 à la COP 23

Depuis 1990, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), ouvert à tous les pays membres de l’ONU, se préoccupe du réchauffement climatique attribué à l’activité humaine. Le rapport publié en 2013-2014 concluait qu’il était encore possible de limiter l’élévation de température à 2°C de plus qu’avant la révolution industrielle en réduisant de 40 à 70% les émissions de gaz à effet de serre, essentiellement le gaz carbonique issu de la combustion des combustibles fossiles (charbon , pétrole…).

Ce rapport soulignait que si l’ensemble des réserves en combustibles fossiles était utilisé entièrement, la température moyenne de la planète serait plus élevée de 4 à 5°C en 2100. Et qu’il était donc indispensable d’ici là de réduire de 30 à 80 % l’utilisation de ces combustibles. Les données de ce rapport ont toutefois été mises en doute par des experts qualifiés de climato-sceptiques faisant observer que, sans remonter jusqu’au déluge, il existait dans le passé d’autres périodes de fort réchauffement ou de glaciation, phénomènes difficiles à attribuer à l’activité humaine.

Chaque année se réunit une conférence rassemblant l’ensemble des parties intéressées (Conférence des Parties COP). A la 21e conférence de Paris sur le climat (COP 21), les 195 pays qui y participaient ont adopté le traité destiné à limiter le réchauffement climatique à moins de 2° C.

Puis, du 7 au 18 novembre 2016, s’est tenue à Marrakech, au Maroc, la COP 22, rassemblant près de 20 000 participants, représentant 197 pays et dont le retentissement médiatique n’a pas connu en France la même ampleur que celui de la COP 21. Il est à prévoir que la COP 23 qui devrait se tenir à Bonn en Allemagne en 2017 organisée par les îles Fidji ne subisse le même sort médiatique.

Le texte adopté à Marrakech prévoit que l’adoption des modalités d’application de l’accord de Paris soit réalisée en 2018 au lieu de 2020, à l’occasion de la COP 24 organisée en Pologne, soit deux ans plus tôt que ce qui avait été prévu à Paris.

L’accord sur le climat de la COP 21 recommandait que chaque pays s’engage à ne plus émettre en 2050 de rejet de gaz à effet de serre sans que ce rejet ne soit compensé. Sans cet engagement, le réchauffement terrestre ne pourrait être contenu en dessous de la barre des 2°C d’ici 2100. A Marrakech, plusieurs pays dont le Canada, l’Allemagne, le Mexique et les Etats-Unis ont présenté leur plan stratégique pour atteindre ce résultat. Quinze autres
pays, dont la France, se préparent à le faire.

Par ailleurs, quarante-huit pays en développement se sont fixé comme objectif de ne produire aussi vite que possible que des « énergies renouvelables ». A Marrakech toujours, onze états supplémentaires dont notamment l’Australie, le Japon et le Royaume-Uni ont signé l’accord de Paris sur le climat.

Par ailleurs, deux projets présentés par le Népal et le Libéria étaient sur le point de se voir attribuer 2,5 milliards de dollars par le « fond vert pour le climat » créé à la COP 19 à Copenhague en 2015.

Avec le plan stratégique qui devrait être présenté par la France, on peut s’attendre à voir fleurir une multitude d’éoliennes, de panneaux solaires ou de bâtiments anciens isolés par l’extérieur, toutes installations qui pourraient bien transformer notablement nos paysages.

Général Jacques de Morant

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